Publié par : Didier Carrard | 28/03/2009

Et on recommence avec les subventions !

Reclus au fond de la bibliothèque de droit entrain d’analyser les liens entre le microcrédit et les conséquences de Bâle II sur les instituts bancaires spécialisés dans le domaine, je m’offre une « pause » pour découvrir que le PS a trouvé une solution à la crise…

Réuni aujourd’hui même en Assemblée voilà ce que le Parti socialiste – entre autres propositions,  il est vrai – nous sort comme remède à la crise :

Lutte contre le chômage des jeunes: pendant trois ans, le Conseil fédéral doit allouer 120 millions de francs chaque année à la formation et la formation continue des jeunes sans emploi. En l’espace d’une année, le taux de chômage de cette catégorie a augmenté de près de 30%, soit plus de 22′000 personnes sans travail. Cette évolution doit absolument être interrompue.

Si je partage l’analyse et les faits, il en va tout autrement quant à la solution proposée par le PS. L’Art de s’occuper des conséquences et d’éviter les causes. Une fois de plus.

Jusqu’à preuve du contraire ce sont les entreprises qui donneront des jobs aux jeunes et non pas les subventions.

Attention je ne dis pas qu’il faut économiser dans la recherche et encore moins dans la formation, absolument pas ! Mais concentrons-nous d’avantage sur comment créer de l’emploi, puisque le fond de la question est ici.

En résumé comment aider, ou encourager, les entreprises à engager en période de crise ?

Il pourrait y avoir de mesures d’encouragements directes, à la française : Chèque emploi par-ci, par-là. Guerre convaincant et fort coûteux.

Il y en un autre : l’encouragement fiscal pour tout nouvel emploi.

Quoiqu’il en soit, une politique fiscale qui permet aux entreprises de réinvestir ses capitaux coûtera toujours moins qu’une politique de subventions et de captation de richesses à l’attention de l’assistance sociale. Parce que c’est tout bête, mais une personne qui travail, c’est une personne qui n’est pas à la charge des assurances chômages. Face à la crise il est urgent de maintenir et de promouvoir, à Fribourg aussi, une politique de baisses et d’encouragements fiscaux.

NB : Il est évident que la crise impose des investissements ciblés sur l’avenir (j’admets volontiers qu’une partie des propositions du jour du PS vont dans ce sens !), mais l’avenir des jeunes n’est ni dans les dettes de l’Etat, ni l’assistance.


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